José Del Pozo

Professeur associé

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Téléphone : (514) 987-4154
Local : A-6055
Langues : Français, Anglais, Espagnol

Biographie

Ph.D., Histoire, Université de Montréal

Formé en histoire latino-américaine, José del Pozo s`intéresse en particulier au Chili, son pays natal.  Il a d`abord investigué les problèmes du développement au Chili, avec sa thèse de doctorat portant sur la politique de développement des gouvernements du parti radical entre 1938 et 1952. Il a ensuite fait une longue recherche en histoire orale pour son livre sur les militants anonymes de la gauche chilienne à l'époque de Salvador Allende (1970-1973). Plus tard il s`est intéressé à l`histoire du vin au Chili, sujet qu`il a exploré dans ses divers aspects (les entreprises, les travailleurs, les marchés, la législation, la technologie) et dernièrement à l'histoire de l'immigration chilienne au Québec

José del Pozo a occupé durant neuf ans le poste d`administrateur de la Revue canadienne des études latino-américaines et caraïbes. En dehors de l`Université, il a participé à des associations ethniques des Chiliens de Montréal et a collaboré avec Développement et Paix dans l`attribution de fonds pour le développement des psya andins et dans la Ligue des droits et des libertés de Montréal.

Projet de recherche : L'Amérique latine et le monde

Ce projet consiste à produire une synthèse sur l’histoire des relations internationales de l’Amérique latine, depuis son accès à l’indépendance jusqu’à nos jours, laps de temps qui s’étend sur deux siècles.

L’étude proposée se veut novatrice à plusieurs niveaux. Premièrement, elle veut aller au-delà de la conception devenue classique, qui insiste sur la condition de dépendance de l’Amérique latine par rapport aux grandes puissances, particulièrement les États-Unis. Sans nier cette situation, qui est évidente, mon projet cherche aussi à tenir compte des relations entre les états latino-américains, ce qui a donné lieu à plusieurs situations de domination régionale par certains pays (Brésil, Argentine, Chili) sur d’autres. Considérer cette perspective permet de constater que dans certaines occasions, les pays latino-américains ont mené leur propre agenda, sans suivre nécessairement les diktats des puissances. De plus, mon étude accorde une attention particulière à la recherche du développement comme objectif majeur de la politique extérieure latino-américaine, tendance qui s’amorce depuis les années 1930, et bien qu’elle ait connu des hauts et des bas, a marqué la relation de la région avec le monde jusqu’à nos jours. Bref, le projet mettra l’accent non seulement sur la condition de subordination de l’Amérique latine face aux Grands, mais aussi leurs initiatives, que ce soit au niveau individuel ou collectif (projets de confédération, émergence de marchés communs). Cette dernière tendance est devenue de plus en plus visible depuis les vingt ou trente dernières années, alors que l’Amérique latine semble s’orienter sur la voie de l’intégration régionale.

En deuxième lieu, bien que le projet étudie de préférence les actions de l’État et ses agents (diplomates, missions militaires), il ne prend pas cet État comme un objet déjà crée, mais au contraire, comme une institution en construction, ce qui est particulièrement important pour comprendre le long 19e siècle latino-américain, marqué par les conflits internes et les guerres civiles, ce qui a eu des répercussions évidentes sur la politique extérieure. L’étude considère donc le contexte interne dans lequel l’État agit et prend ses décisions.

Troisièmement, le projet tiendra compte, au moins dans une certaine mesure, l’influence des agents « non étatiques » sur le cours des relations extérieures, que ce soit les entreprises (y compris bien entendu les multinationales), les immigrants, les ONGs et les organisations sociales internationales (syndicats, groupes de femmes)

Une telle étude, qui se penche sur un vaste ensemble de pays et de situations, constitue nécessairement une synthèse. Je ne me suis pas appuyé sur des enquêtes d’archives, mais bien sur de sources secondaires, les études déjà existantes sur l’histoire des relations internationales des divers pays et sur leurs rapports avec les puissances qui ont marqué la région : l’Espagne, le Portugal, la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis, l’Allemagne et la Russie soviétique.

Le projet se justifie particulièrement si l’on considère la rareté des ouvrages sur le sujet. Si en espagnol les études sont peu nombreuses, et la dernière date depuis presque une trentaine d’années, en français, il n’y a en tout simplement aucune. Le sujet a été beaucoup plus fouillé dans les ouvrages en langue anglaise, mais elles se penchent presque toujours sur la relation entre l’Amérique latine et les États-Unis. J’espère donc rendre service à la fois au public francophone et hispanophone, en rédigeant le livre que j’espère publier dans ces deux langues.

Liens d'intérêt
Informations générales

Projets de recherche en cours

  • L'Amérique latine et le monde, une histoire de deux siècles

    Ce projet consiste à produire une vue d'ensemble sur l'histoire des relations internationales de l'Amérique latine, depuis son accès à l'indépendance jusqu'à nos jours, laps de temps qui s'étend sur deux siècles. L'étude proposée se veut novatrice à plusieurs niveaux. Premièrement, elle veut aller au-delà de la conception devenue classique, qui insiste sur la condition de dépendance de l'Amérique latine par rapport aux grandes puissances, particulièrement les États-Unis. Sans nier cette situation, qui est évidente, mon projet cherche aussi à tenir compte des relations entre les états latino-américains, ce qui a donné lieu à plusieurs situations de domination régionale par certains pays (Brésil, Argentine, Chili) sur d'autres. Considérer cette perspective permet de constater que dans certaines occasions, les pays latino-américains ont mené leur propre agenda, sans suivre nécessairement les diktats des puissances. De plus, mon étude accorde une attention particulière à la recherche du développement comme objectif majeur de la politique extérieure latino-américaine, tendance qui s'amorce depuis les années 1930, et bien qu'elle ait connu des hauts et des bas, a marqué la relation de la région avec le monde jusqu'à nos jours. Bref, le projet mettra l'accent non seulement sur la condition de subordination de l'Amérique latine face aux Grands, mais aussi leurs initiatives, que ce soit au niveau individuel ou collectif (projets de confédération, émergence de marchés communs). Cette dernière tendance est devenue de plus en plus visible depuis les vingt ou trente dernières années, alors que l'Amérique latine semble s'orienter sur la voie de l'intégration régionale. En deuxième lieu, bien que le projet étudie de préférence les actions de l'État et ses agents (diplomates, missions militaires), il ne prend pas cet État comme un objet déjà crée, mais au contraire, comme une institution en construction, ce qui est particulièrement important pour comprendre le long 19e siècle latino-américain, marqué par les conflits internes et les guerres civiles, ce qui a eu des répercussions évidentes sur la politique extérieure. L'étude considère donc le contexte interne dans lequel l'État agit et prend ses décisions. Troisièmement, le projet tiendra compte, au moins dans une certaine mesure, l'influence des agents « non étatiques » sur le cours des relations extérieures, que ce soit les entreprises (y compris bien entendu les multinationales), les immigrants, les ONGs et les organisations sociales internationales (syndicats, groupes de femmes) Une telle étude, qui se penche sur un vaste ensemble de pays et de situations, constitue nécessairement une synthèse. Je ne me suis pas appuyé sur des enquêtes d'archives, mais bien sur de sources secondaires, les études déjà existantes sur l'histoire des relations internationales des divers pays et sur leurs rapports avec les puissances qui ont marqué la région : l'Espagne, le Portugal, la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis, l'Allemagne et la Russie soviétique. Le projet se justifie particulièrement si l'on considère la rareté des ouvrages sur le sujet. Si en espagnol les études sont peu nombreuses, et la dernière date depuis presque une trentaine d'années, en français, il n'y a en tout simplement aucune. Le sujet a été beaucoup plus fouillé dans les ouvrages en langue anglaise, mais elles se penchent presque toujours sur la relation entre l'Amérique latine et les États-Unis. J'espère donc rendre service à la fois au public francophone et hispanophone, en rédigeant le livre que j'espère publier dans ces deux langues.

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Le Département d’histoire offre six programmes de 1er cycle, un programme de maîtrise et un programme de doctorat. Il jouit d’une réputation d’envergure internationale grâce au travail et à la réalisation de ses enseignants et de ses étudiants. Ses domaines d'enseignement et de recherche touchent un large éventail de champs spatio-temporels et thématiques, depuis l'Antiquité jusqu'à la période contemporaine et à travers l’histoire des sciences et des techniques, l’histoire du genre, l’histoire du droit, l’histoire des Autochtones et l’histoire sociale, urbaine, politique et culturelle.

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