Publications

Connecting Histories: Decolonization and the Cold War in Southeast Asia, 1945-1962

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SOUS LA DIRECTION DE CHRISTOPHER GOSCHA et CHRISTIAN OSTERMANN

Stanford University Press, 2009, 450 pages.

Connecting Histories: Decolonization and the Cold War in Southeast Asia draws on newly available archival documentation from both Western and Asian countries to explore decolonization, the Cold War, and the establishment of a new international order in post-World War II Southeast Asia.

Major historical forces intersected here—of power, politics, economics, and culture—on trajectories East to West, North to South, across the South itself, and along less defined tracks. Especially important, democratic-communist competitions sought the loyalties of Southeast Asian nationalists, even as some colonial powers sought to resume their prewar dominance. These intersections are the focus of the contributions to this book, which use new sources and approaches to examine some of the most important historical trajectories of the twentieth century in Burma, Vietnam, Malaysia, and a number of other countries.

Histoire humaine des animaux de l’Antiquité à nos jours

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JANICK AUBERGER et PETER KEATING

Paris, Ellipses, 2009, 277 pages.

L’animal a pu se passer de l’homme pendant presque toutes l’histoire de la vie sur Terre, mais l’inverse est impossible. L’histoire de l’homme est aussi celle des bêtes, et les rapports qui les unissent sont très contrastés, l’homme pouvant être à la fois et tour à tour la victime et le bourreau de ceux qu’on a pu appeler parfois  » nos frères inférieurs  » (François d’Assise). ce livre essaie de faire le point sur les liens qui unissent l’homme et l’animal depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Sans prétendre à l’exhaustivité, il cherche surtout à varier les points de vue et à multiplier les regards que l’homme a pu poser sur les animaux, essentiellement dans nos sociétés occidentales tant du point de vue des pratiques que du point de vue de la représentation. A la suite de leur domestication et dans d’autres cas de leur apprivoisement, les religions ont conditionné largement leur place dans notre monde. Confortés ensuite par les opinions des philosophes et des scientifiques depuis la plus haute Antiquité, les hommes ont utilisé les animaux, manipulé leurs espèces pour les rendre plus profitables, ils les ont aimés et craints, massacrés et adulés tout en modifiant leur regard au fur et à mesure que l’air du temps changeait. Ce sont ces variations que nous essayons d’examiner, tout en constatant que par-delà les contradictions qui voient l’homme s’interroger sur l’animal tout en l’exploitant sans vergogne, l’imaginaire humain a toujours accordé la plus grande importance aux bêtes : l’art en témoigne largement depuis les grottes préhistoriques. Cette omniprésence de l’animal ne saurait faire oublier la question à ce jour encore sans réponse : qu’est-ce qu’un animal ? Peut-être le saura-t-on si l’on sait un jour ce qu’est un homme…

Le sujet des émotions au Moyen Age

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SOUS LA DIRECTION DE PIROSKA NAGY et DAMIEN BOQUET

Paris, Beauchesne, 2009, 520 pages.

Une trentaine de chercheurs, des médiévistes pour la plupart, abordent un domaine qui a souvent échappé au regard de l’historien en se fondant sur les apports des sciences humaines et sociales. Ils montrent comment les hommes du Moyen Age parlaient de leurs émotions, les manifestaient, comment se révèle ainsi le miroir d’un monde complexe et pleinement humain.

A Tragedy of Democracy:Japanese Confinement in North America

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GREG ROBINSON

Columbia University Press, 2010, 397 pages.

The confinement of some 120,000 Japanese Americans during World War II, often called the Japanese American internment, has been described as the worst official civil rights violation of modern U. S. history. Greg Robinson not only offers a bold new understanding of these events but also studies them within a larger time frame and from a transnational perspective.

L’Enseignement de l’histoire au début du XXIe siècle au Québec

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MICHEL SARRA-BOURNET et FÉLIX BOUVIER

Sillery, Septentrion, 2008, 180 pages.

Quel rôle doit jouer l’enseignement de l’histoire, surtout l’histoire nationale, dans notre société ? Doit-il être tourné vers le passé ou vers l’avenir ? Doit-il être mis au service de la citoyenneté, de l’identité ou même de l’édification nationale ? Le nouveau programme de formation en histoire et éducation à la citoyenneté, inspiré de l’histoire sociale et des plus récents travaux de didacticiens, vise à refléter la diversification de la société québécoise. Pour certains, cela remet en cause l’histoire nationale.

Mais le « renouveau pédagogique » évolue dans ses approches et sa pédagogie L’apprentissage par les élèves du primaire et du secondaire des réalités historiques du Québec et du monde, à l’aide de situations d’apprentissage novatrices, tout comme les effets du nouveau curriculum, commencent à peine à être étudiés. Cet ouvrage propose de faire le point sur un domaine en plein renouvellement.

Avec des textes de Félix Bouvier, Ivan Carel, Mourad Djebabla, Étienne Dubois-Roy, Luc Guay, Paul Inchauspé, Alexandre Lanoix, Samy Mesli, Sébastien Parent, Julien Prud’homme, Christian Rioux, Jacques Rouillard et Michel Sarra-Bournet.

Mine Okubo: Following Her Own Road

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SOUS LA DIRECTION DE GREG ROBINSON ET ELENA TAJIMA CREEF

University of Washington Press, 2008, 224 pages.

Paintings, drawings, and writings by the Nisei artist, writer, and community activist Mine Okubo, author of the landmark Citizen 13660–arguably the best-known narrative of the Japanese American relocation experience–are reproduced along along with new critical articles, reminiscences, and photographs dealing with her life and work. Greg Robinson is professor of history at Universit du Qubec Montral. Elena Tajima Creef is professof of women’s studies at Wellesley College.

« Nous protégeons l’infortune » : Les origines populaires de l’économie sociale au Québec

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MARTIN PETITCLERC

Montréal, VLB éditeur, 2007, 288 pages.

(Prix Lionel-Groulx, Fondation Yves St-Germain et Institut d’histoire de l’Amérique française, 2007) (Prix Clio-Québec, Société historique du Canada, 2007)

Nous protégeons l’infortune, telle était la devise de l’Union Saint-Joseph qui fut au XIXe siècle l’une des plus importantes sociétés de secours mutuels au Québec. Dans ce livre pionnier, Martin Petitclerc étudie ces associations mutualistes qui ont cherché, à l’époque du libéralisme triomphant, à développer la solidarité de la classe ouvrière pour la protéger des aléas de l’existence. Il explique les raisons de leur succès comme les limites de leur action. Il étudie les rapports qu’elles ont entretenus avec les élites cléricale ou financière et le rôle qu’elles ont joué dans la prise de conscience politique des ouvriers. Martin Petitclerc éclaire ainsi les questions relatives aux origines de l’économie de marché, de la protection sociale, du syndicalisme, du droit associatif et des coopératives. C’est tout un pan méconnu de l’histoire qui nous est révélé ici et qui montre la profondeur des aspirations démocratiques et de la culture de solidarité des milieux populaires québécois.

Creating Postwar Canada: Community, Diversity, and Dissent, 1945-75

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SOUS LA DIRECTION DE MAGDA FAHRNI ET ROBERT RUTHERDALE

Vancouver, University of British Columbia Press, 2008, 360 pages.

Creating Postwar Canada showcases new research on this complex period, exploring postwar Canada’s diverse symbols and battlegrounds. Contributors to the first half of the collection consider evolving definitions of the nation, examining the ways in which Canada was reimagined to include both the Canadian North and landscapes structured by trade and commerce. The essays in the latter half analyze debates on shopping hours, professional striptease, the “provider” role of fathers, interracial adoption, sexuality on campus, and illegal drug use, issues that shaped how the country defined itself in sociocultural and political terms. This collection contributes to the historiography of nationalism, gender and the family, consumer cultures, and countercultures.

Parlons science. Les transformations de l’esprit scientifique

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YVES GINGRAS

Montréal, Boréal, 2008, 272 pages.

Nous vivons dans un monde que l’on peut dire à « haute teneur scientifique », comme on dit d’une essence qu’elle est à « haute teneur en octane ». Mais que sait-on vraiment de la science ? Des sciences ? De la méthode scientifique ? Des instruments de la science ? Des nombreuses controverses qui ont marqué son histoire, du XVIIe siècle à nos jours ? La science fait-elle partie de la culture ? Les scientifiques peuvent-ils croire en Dieu ? Que penser des nouveaux créationnistes ? Quels sont les liens entre la science et l’économie? Comment fonctionnent les communautés scientifiques ?

Ce sont ces questions et bien d’autres encore que le journaliste Yanick Villedieu aborde avec l’historien et sociologue de sciences Yves Gingras, dans ces entretiens d’abord diffusés sur les ondes de la radio de Radio-Canada à l’émission Les Années lumière et remaniés par l’auteur pour « offrir son texte à l’oeil après l’avoir été à l’oreille », comme le disait Fernand Séguin en 1952 dans Entretiens sur la vie, ouvrage qui reprenait ses chroniques radio de l’époque, elles aussi diffusées sur les ondes de Radio-Canada.

Critique n° 716-717 : Émotions médiévales

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SOUS LA DIRECTION DE PIROSKA NAGY

2007 – 128 pages

De quoi riait-on, de quoi pleurait-on au Moyen Âge ? Comment vivait-on l’amour, l’amitié ? Ces questions toutes simples ont longtemps paru insolubles aux historiens. Seul ou presque, Lucien Febvre avait appelé dès les années 1930 à  » reconstituer la vie affective d’autrefois « . Mais cet appel, pendant des décennies, n’a guère suscité de vocations. C’est tout récemment que l’intérêt des historiens pour les émotions s’est éveillé, à la faveur d’un changement de perception beaucoup plus général et en écho aux travaux menés dans plusieurs autres disciplines décidées à penser les émotions, voire à considérer l’émotion elle-même comme une forme de pensée. La psychologie cognitive, la philosophie analytique, les neurosciences, l’anthropologie ont mis au jour le tissage serré qui unit indéfectiblement les émotions et la raison, ainsi que la production culturelle des affects, et ce grand chambardement a modifié jusqu’à notre regard sur le passé.

L’histoire n’en pouvait rester indemne. Encore moins l’histoire médiévale, si longtemps prisonnière, dans ce domaine, de caricatures et d’à peu près. On avait longtemps considéré, en effet, qu’au Moyen Âge, cette  » enfance de l’Europe « , les émotions des individus et des peuples étaient elles-mêmes infantiles, impulsives, mal maîtrisées : à cette préhistoire émotionnelle aurait succédé bien plus tard la maturité des manières policées liées à une rationalisation croissante. Or nous savons aujourd’hui que les émotions sont culturellement produites, qu’elles sont à l’œuvre dans les processus de décisions rationnelles : toute leur trame historique est donc à reprendre. C’est ce grand chantier, ouvert depuis quelques années en France et à l’étranger, que nous font visiter les textes réunis ici par l’historienne Piroska Nagy.

Département d’histoire

Le Département d’histoire offre six programmes de 1er cycle, un programme de maîtrise et un programme de doctorat. Il jouit d’une réputation d’envergure internationale grâce au travail et à la réalisation de ses enseignants et de ses étudiants. Ses domaines d'enseignement et de recherche touchent un large éventail de champs spatio-temporels et thématiques, depuis l'Antiquité jusqu'à la période contemporaine et à travers l’histoire des sciences et des techniques, l’histoire du genre, l’histoire du droit, l’histoire des Autochtones et l’histoire sociale, urbaine, politique et culturelle.

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