Loin d’être « deux solitudes », les médiévistes francophones et anglophones sont de proches parents et ont beaucoup à s’apporter. Ce livre retrace leurs relations, différences et surtout similitudes, tout en proposant au monde francophone, dans un esprit de partage, une sélection d’œuvres marquantes de médiévistes anglophones. On y retrouve, traduits pour la première fois, « Medieval Humanism » de Richard Southern (1970), « The Tyranny of a Construct: Feudalism and Historians of Medieval Europe » d’Elizabeth A.R. Brown (1974), « Sacred Commodities: The Circulation of Medieval Relics » de Patrick Geary (1986), « Women and Literacy in the Early Middle Ages » de Rosamond McKitterick (1994) et « Charlemagne’s Mustache » de Paul Dutton (2004). L’ouvrage constitue en outre un remarquable effort de collaboration, réunissant un professeur de l'UQAM, sept étudiantes, étudiants ou anciens étudiants de l'UQAM, ainsi que cinq chercheurs et chercheuses de réputation internationale.
« Au cours de l’entre-deux-guerres au Québec, les luttes des sans-travail jouent un rôle déterminant dans la politisation du problème du chômage. Ce sujet devient alors un enjeu à la fois collectif, social et politique remettant en question la relation entre la démocratie et le capitalisme en plus de participer au processus de formation de l’État.
Ces mobilisations, jumelées à celles qui se déroulent ailleurs au Canada, expliquent pourquoi le chômage devient une question d’importance qui est soudainement débattue largement dans la sphère publique. Après la Première Guerre mondiale, les manifestations prennent racine à Montréal pour ensuite s’étendre à d’autres villes québécoises au cours de la Grande Dépression. En attirant l’attention des autorités, elles contribuent à poser un regard différent sur le chômage et la pauvreté en plus de forcer une intervention étatique accrue. L’heure des pétitions est passée explore le répertoire d’action collective et l’économie morale des sans-travail afin de mieux comprendre leur rôle dans l’histoire du chômage. Considérant que leur incapacité à trouver un travail est indépendante de leur volonté, les protestataires formulent des revendications annonçant une redéfinition de la citoyenneté comprenant de nouvelles attentes envers l’État. De ce fait, ils considèrent avoir droit à une protection sociale leur permettant de satisfaire leurs besoins fondamentaux.
S’inscrivant dans une démarche d’histoire vue d’en bas, L’heure des pétitions est passée démontre le pouvoir de l’agentivité collective des gens ordinaires, ainsi que leur rôle dans les processus de transformations sociales. »
La revue Histoire, Idées, Sociétés du département d’histoire a le plaisir de vous annoncer la publication récente de plusieurs recensions d’ouvrages parus dans la revue de l’UQÀM.
Nous vous invitons à découvrir ces dernières publications sur le site de la revue H.I.S., ainsi que plusieurs articles scientifiques et actes du colloque Jean-Marie Fecteau qui s’y retrouvent.
Soumettez vos propres contributions!
La revue H.I.S. est constamment à la recherche de nouveaux articles scientifiques, ainsi que de recensions d’ouvrages. Si vous avez un projet de publication ou souhaitez partager vos réflexions sur une œuvre récente, nous vous encourageons à consulter les modalités de soumission et proposer vos travaux à l’adresse courriel suivante : revuehis@gmail.com
Publier dans la revue H.I.S., c’est profiter d’une large diffusion au sein de la communauté académique et se soumettre à un processus d’évaluation rigoureux où chaque contribution est évaluée par des pairs, ce qui en fait l’endroit tout désigné où publier vos recherches réalisées dans le cadre de votre maîtrise ou votre doctorat.
Le 27 janvier dernier, l’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve a reçu un des prix d’histoire du Gouverneur général 2025 pour l’excellence des programmes communautaires. Cet honneur vise à souligner l’apport du projet Géo-visualiser les patrimoines de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, réalisé en collaboration avec le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM), dans l’engagement du public envers l’histoire. La professeure émérite Joanne Burgess, codirectrice du LHPM, et Laura Barreto-Palacio, agente de recherche en systèmes d’information géographique-historique, ont travaillé sur ce chantier.
Le projet Géo-visualiser les patrimoines de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve propose une nouvelle façon d’explorer la mémoire du quartier. Grâce à une carte interactive rassemblant 2 800 photographies d’archives, il donne à voir le quotidien, les moments festifs, les luttes sociales et la vie communautaire qui ont façonné l’arrondissement. La particularité de la plateforme tient également dans la possibilité pour les citoyens et les bénévoles d’y prendre part, et de contribuer ainsi à la construction d’une mémoire vivante.
«Le Prix d’histoire du Gouverneur général, c’est la reconnaissance d’un long travail d’équipe souvent fait dans l’ombre. C’est l’encouragement dont nous avions besoin pour aller encore plus loin avec ce projet et le partager avec toutes les autres sociétés d’histoire canadiennes», affirme Olivier Dufresne (M.A. histoire, 2022), directeur-historien de l’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.
Le projet a débuté en 2022 par la réalisation d’un catalogue en ligne destiné à la consultation de la collection d’archives iconographiques de l’Atelier. Conçue à la fois comme un outil de gestion et de diffusion, la solution retenue reposait sur deux principes. D’une part, il s’agissait d’un outil technologique abordable, adapté à la réalité d’un organisme citoyen disposant de moyens limités. D’autre part, le catalogue devait être simple à utiliser afin de permettre à des bénévoles d’alimenter facilement la base de données. Le résultat s’est avéré satisfaisant, mais un élément manquait pour en faciliter la consultation: une carte interactive. C’est à ce moment qu’est intervenu le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal.
L’apport de Laura Barreto-Palacio a été déterminant dans la conception et la mise en œuvre de cette carte interactive. Grâce à son expertise en systèmes d’information géographique-historique (SIG-H), elle a pu créer un outil numérique permettant à la fois de valoriser la riche collection iconographique de l’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et de permettre aux membres de l’Atelier de bénéficier d’un système autonome et indépendant. Ainsi, les citoyens et les bénévoles peuvent enrichir la carte en remplissant un formulaire web. Les informations, après avoir été vérifiées et ajoutées à la base de données de l’Atelier, sont ensuite automatiquement intégrées à la plateforme grâce à des mises à jour automatiques et quotidiennes. Ce système pourra éventuellement servir de modèle à d’autres sociétés d’histoires soucieuses d’ancrer dans l’espace la mémoire collective de leurs citoyens, et leur permettre de contribuer plus facilement à la mise en valeur de leur histoire locale.
Le projet Géo-visualiser les patrimoines de Mercier–Hochelaga–Maisonneuve propose une nouvelle façon d’explorer la mémoire du quartier. Grâce à une carte interactive rassemblant 2 800 photographies d’archives, il donne à voir le quotidien, les moments festifs, les luttes sociales et la vie communautaire qui ont façonné l’arrondissement. Mais la particularité de cette plateforme tient également dans la possibilité pour les citoyens et les bénévoles d’y prendre part, et de contribuer ainsi à la construction d’une mémoire vivante.
Le projet a débuté par la réalisation d’un catalogue en ligne destiné à la consultation de la collection d’archives iconographiques. Conçue à la fois comme un outil de gestion et de diffusion, la solution retenue reposait sur deux principes. D’une part, il s’agissait d’un outil technologique abordable, adapté à la réalité d’un organisme citoyen disposant de moyens limités, comme l’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. D’autre part, le catalogue devait être simple d’utilisation afin de permettre à des bénévoles d’alimenter facilement la base de données. Le résultat s’est avéré satisfaisant, mais un élément manquait pour en faciliter la consultation : une carte interactive. C’est à ce moment qu’est intervenu le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal.
L’apport de Laura Barreto-Palacio a été déterminant dans la conception et la mise en œuvre de cette carte interactive. Grâce à son expertise en systèmes d’information géographique-historique (SIG-H), elle a pu créer un outil numérique permettant à la fois de valoriser la riche collection iconographique de l’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, et de permettre aux membres de l’Atelier de bénéficier d’un système autonome et indépendant. Ainsi, les citoyens et les bénévoles peuvent se proposer d’enrichir la carte en remplissant un formulaire web. Les informations, après avoir été vérifiées et ajoutées à la base de données de l’Atelier, sont ensuite automatiquement intégrées à la plateforme grâce à des mises à jour automatiques et quotidiennes.
Pour parvenir à concevoir un tel outil, Laura a mobilisé les connaissances qu’elle a acquises dans deux projets précédents du Laboratoire. En outre, Géolocaliser les images des albums de rues Massicotte, réalisé en partenariat avec BAnQ, a servi de modèle de base pour la cartographie, alors que le système de mise à jour automatique et de connexion à une base de données externe a été développé lors du projet Archéovue, en collaboration avec Pointe-à-Callière.
Grâce à ces multiples coopérations, Laura a pu développer une plateforme répondant parfaitement aux besoins et aux contraintes de l’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Un système qui pourra éventuellement servir de modèle à d’autres sociétés d’histoires soucieuses d’ancrer dans l’espace la mémoire collective de leurs citoyens, et de leur permettre de contribuer plus facilement à la mise en valeur de leur histoire locale.
Félicitations à l’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, ainsi qu’à Laura Barreto-Palacio pour l’obtention de ce prix prestigieux, et pleinement mérité![Photo: Dépanneur Chez Lucille, 1978, catalogue de l’AHMHM, fonds Lebeau-Robichaud]
Du scribe au savant. Les porteurs du savoir de l’Antiquité à la révolution industrielle Ce livre relève le défi de présenter au lecteur une synthèse originale de l’histoire des sciences en prenant comme fil conducteur les porteurs du savoir, des premiers scribes mésopotamiens et égyptiens jusqu’à Newton et aux savants de l’époque moderne, en passant par Platon, Aristote, Ptolémée, Galien, Pline, Averroès, Copernic, Galilée.
On y découvre les conditions techniques, institutionnelles et sociales qui, au cours des siècles, rendent compte des déplacements des grands centres de savoir. On y apprend comment les conceptions du monde ont été transformées par l’invention de l’imprimerie, les voyages des explorateurs et les travaux des astronomes, des géographes et des naturalistes. On y voit naître de nouveaux types d’institutions comme l’Académie de Platon, le Musée d’Alexandrie ou les universités médiévales et les académies de l’âge moderne, qui ont assuré tour à tour la gestation et la transmission de formes diverses de savoirs dont nous sommes les héritiers.
Yves Gingras est professeur au département d'histoire de l'UQAM et directeur scientifique de l'Observatoire des sciences et des technologies.
Peter Keating a enseigné au département d'histoire de l'UQAM.
Camille Limoges a enseigné l'histoire des sciences à l'université et a été président du Conseil de la science et de la technologie du Québec.
Département d'histoire
Le Département d’histoire offre six programmes de 1er cycle, un programme de maîtrise et un programme de doctorat. Il jouit d’une réputation d’envergure internationale grâce au travail et à la réalisation de ses enseignants et de ses étudiants. Ses domaines d'enseignement et de recherche touchent un large éventail de champs spatio-temporels et thématiques, depuis l'Antiquité jusqu'à la période contemporaine et à travers l’histoire des sciences et des techniques, l’histoire du genre, l’histoire du droit, l’histoire des Autochtones et l’histoire sociale, urbaine, politique et culturelle.