Publications

Histoire et patrimoine. Pistes de recherche et de mise en valeur


Histoire et patrimoine. Pistes de recherche et de mise en valeur, Presses de l’Université Laval, 246 pages

Le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM) est très heureux d’annoncer la publication de l’ouvrage Histoire et patrimoine. Pistes de recherche et de mise en valeur aux Presses de l’Université Laval (PUL).

L’ouvrage tire ses origines du colloque « De l’histoire et au patrimoine. État des lieux et perspectives » qui s’est tenu dans le cadre du 84e congrès de l’Acfas, les 10 et 11 mai 2016, à l’occasion du 10e anniversaire de la création du LHPM. Devant la qualité des contributions portant sur divers aspects de l’histoire et du patrimoine, le projet d’un livre permettant d’approfondir et de diffuser les réflexions partagées lors de la rencontre a rapidement émergé.

Dirigé par Joanne Burgess et Paul-André Linteau, la publication réunit les textes de plusieurs membres, collaborateurs et collaboratrices du LHPM, qui explorent divers angles de la relation entre histoire et patrimoine. On y met en lumière les apports originaux de travaux récents et on y esquisse des pistes de recherche. En outre, l’appropriation et la diffusion des résultats et les enjeux de la mise en valeur reçoivent une attention particulière.

L’ouvrage est disponible depuis le 2 avril 2019, en formats numérique et papier, au sein du catalogue des PUL. Il sera officiellement lancé le 24 mai 2019. Le Laboratoire remercie tous les conférencières et conférenciers, et tout spécialement les autrices et les auteurs ayant contribué à ce grand exercice de réflexion et de partage.

Détail des contributions :

Recherche et médiation

  • L’appropriation du patrimoine archéologique au Québec
    | Pierre Desrosiers et Sophie Limoges

Histoire locale et patrimoine de proximité, des voies d’accès au passé

  • La rue montréalaise, miroir de la ville | Paul-André Linteau
  • Les « villages » de Montréal, ou la métropole comme communauté de communautés : réflexions sur l’utilisation de la notion de quartier en histoire urbaine | Harold Bérubé
  • Le patrimoine de proximité dans les régions du Québec : une perspective historique | Fernand Harvey

Les échanges, histoire et patrimoine

  • L’empire du commerce montréalais : acteurs, territoires et patrimoines | Joanne Burgess et Michelle Comeau
  • Connaître et valoriser le patrimoine portuaire de Montréal: un chantier inachevé | Alain Gelly

Numérique, histoire et patrimoine: enjeux et perspectives

  • Technologies numériques et contenus à caractère historique et archéologique. L’exemple du site de l’ancien marché Sainte-Anne et du Parlement de la province du Canada | Nathalie Charbonneau et Anna Thirion
  • Technologies numériques 3D et patrimoine, quels enjeux pour demain? | Robert Vergnieux
  • Prendre le tournant spatial en histoire. Le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et le Système de cartographie historique de Montréal (SCHEMA) | Léon Robichaud


Diccionario histórico de la dictadura cívico-militar en Chile

Par José Del Pozo, professeur associé, département d’histoire

Publié par Lom ediciones à Santiago du Chili, en Novembre 2018, ce livre de 503 pages se veut un ouvrage de référence sur la dictature qui a dominé le Chili entre 1973 et 1990, mais dont les séquelles se font sentir jusqu’à aujourd’hui. Ses 662 entrées portent, autant sur les personnages que sur les faits, les institutions, les acteurs sociaux et les idées ayant marqué ce pays de l’Amérique du sud. Elles sont organisées autour de neuf grands sujets : la structure du pouvoir, les transformations économiques, le contrôle de la société et de la culture, le système répressif, les lieux de la répression, l’opposition à la dictature (en deux parties : ceux qui sont tombés et ceux qui ont survécu),  les relations internationales et les conséquences du régime depuis 1990.

L’ouvrage met l’accent sur la collaboration entre les civils et les militaires, explique comment les changements introduits par la dictature ont bénéficié certains groupes de la société, et donne une information actualisée sur la situation judiciaire des responsables des crimes contre les droits de la personne.

Denis Vaugeois – Entretiens

“Denis Vaugeois – Entretiens”, par Stéphane Savard, Boréal, 376 pages

Stéphane Savard publie ici les entretiens qu’il a eus avec l’historien et éditeur Denis Vaugeois. 

En tant qu’historien, Denis Vaugeois n’a jamais répugné à s’engager dans les affaires de la Cité, au point de devenir une référence pour le grand public.C’est ce même souci de rendre accessibles les travaux des historiens québécois qui l’encouragera à s’investir dans le domaine de l’édition. Combinées à son nationalisme modéré, ses recherches sur la Nouvelle-France et les Autochtones en font un observateur et un défenseur de l’Amérique métissée.

Celui que René Lévesque considérait comme un «homme de culture» a donné son nom à d’importantes politiques culturelles qui aujourd’hui encore structurent l’action gouvernementale. Avec la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre, Denis Vaugeois a su arrimer des objectifs de diffusion culturelle aux impératifs économiques d’un secteur d’activité fragile mais essentiel à la collectivité. Et son action en faveur d’un réseau de bibliothèques publiques constitue un legs culturel et démocratique majeur.

Ces entretiens nous permettent de mesurer l’énergie inépuisable qui anime l’homme et la somme impressionnante de ses réalisations.

The Civilianization of War – The Changing Civil-Military Divide, 1914-2014

“The Civilianization of War – The Changing Civil-Military Divide, 1914-2014”, écrit par Andrew Barros et Martin Thomas, University Press, 344 pages

La distinction entre civils et combattants est un aspect central des conflits contemporains. Pourtant, ces distinctions sont rarement respectées lors des situations de guerre.  L’étude de la population civile dans la guerre offre de nouveaux moyens pour comprendre comment les civils sont exposés à la violence en période de conflit. Chaque chapitre explore une approche particulière des distinctions politiques, juridiques ou culturelles entre civils et combattants pendant un certain nombre de conflits des XXe et XXIe siècles. Le volume dans son ensemble suggère que la distinction entre combattants et non-combattants est dynamique et souvent imprévisible, plutôt que figée et bien distincte. Les collaborateurs expliquent de façon nouvelle pourquoi le ciblage des civils est devenu pour certains une stratégie et pourquoi l’éviter peut-être tellement difficile à réaliser. Plusieurs des chercheurs  ont abordé différents groupes de population particulièrement exposés aux violences de la guerre, notamment les populations urbaines confrontées à des bombardements aériens, les enfants soldats, les prisonniers et les victimes de violences sexuelles. Le livre offre donc de multiples perspectives sur la division entre civils et militaires au sein des conflits modernes, une question dont la résonance contemporaine n’est que trop apparente.  Ce livre fait partie de la série « Human Rights in History » de Cambridge University Press.

Histoire militaire de la France. 1. Des mérovingiens au Second Empire, Paris, Perrin, 2018.


Histoire militaire de la France

Olivier Wieviorka, Hervé Drevillon, Xavier Hélary, Benjamin Deruelle, Annie crepin, Bernard Gainot

Que la guerre ait contribué à la construction institutionnelle et sociale de la France relève de l’évidence, d’autant que l’armée représente un élément fondateur de l’État-nation. Pour mieux comprendre la nature des liens unissant les Français à leur armée comme la guerre à l’État, il fallait rendre compte de 1 500 ans d’histoire. Dans sa globalité. Car le fait militaire dépasse les grands cadres d’organisation, le matériel ou les structures de l’armée ainsi que sa composition… Il oblige à penser le rapport au politique ainsi qu’à la société dans son ensemble et incite à revenir sur les engagements, en réfléchissant sur la stratégie et la tactique, en décrivant les grands conflits, en s’attardant, enfin, sur la réalité du combat, l’armement, la violence de guerre et son imposition aux civils.
Ce premier tome s’ouvre avec les Mérovingiens pour se conclure sur la guerre franco-prussienne de 1870. Non que l’on puisse dès le Ve siècle parler de la France en tant que telle, mais il est nécessaire d’insister sur une forte continuité, matérialisée par le titre de Rex Francorum, “roi des Francs”, porté par les souverains de trois dynasties sur plus de mille ans. A l’époque moderne, la figure du roi puise dans la guerre le fondement même de sa souveraineté, à l’image de François Ier recevant à Marignan son sacre militaire ou de Louis XIV, “roi de guerre” par excellence. La gloire du souverain mobilisa alors, avec une ampleur et une intensité inédites, les ressources du royaume et contribua ainsi à l’affirmation de la nation, qui se constitua en corps politique souverain avec la Révolution française.

La formation d’une armée véritablement nationale se combina alors avec d’autres innovations, telles que le système divisionnaire, qui conférèrent aux armées une efficacité et une mobilité inédites, dont Napoléon sut exploiter tous les avantages, au point de se laisser griser par cette faculté de porter le danger au cœur des territoires ennemis. La défaite de Waterloo ne mit pas fin à l’ambition d’étendre la domination française à des territoires lointains, mais cette stratégie impériale quitta l’horizon européen pour investir les espaces coloniaux. Ainsi, des champs catalauniques aux contreforts des Aurès, l’histoire militaire de la France raconte la genèse d’une riche et passionnante relation entre la nation, l’État et le territoire.


Maghreb-indochine, comparaisons impériales


Numéro spécial sous la direction de Christopher Goscha et Sylvie Thénault

Alors que les guerres d’Indochine et d’Algérie s’enchaînent, créant une période de conflit continue pour la France de 1945 à 1962, l’historiographie dépasse rarement les cadres spatiaux-temporels de chaque guerre pour les considérer comme un ensemble. Il en est de même pour la colonisation, en dépit des acquis actuels de l’histoire connectée. Le pari de ce dossier est de dégager l’Indochine et le Maghreb d’approches nationales et/ou bilatérales, centrées sur leurs relations avec l’ancienne métropole. Partant d’un projet comparatif, il aboutit à des propositions, empiriquement fondées, de renouvellement de l’histoire de l’Empire français.

http://www.monde-s.com


Pouvoir et territoire au Québec depuis 1850


Harold Bérubé et Stéphane Savard (dir.)
Montréal, Septentrion, 2017, 390 pages.

Depuis l’époque du régime seigneurial jusqu’à l’élaboration du Plan Nord, pouvoir et territoire ont toujours été intimement liés. Comment le pouvoir s’exerce-t-il sur le territoire et, inversement, comment le territoire influence-t-il de façon déterminante le pouvoir? Alors que cette relation bidirectionnelle a parfois été explicitement ou implicitement évoquée dans certains travaux d’historiens, de géographes, de politologues et de sociologues, elle n’a étonnamment jamais fait l’objet d’une réflexion plus globale et synthétique dans le contexte québécois. En réunissant des chercheurs aux horizons multiples, tout en ancrant l’analyse dans une perspective résolument historique, ce collectif entend poser les premiers jalons venant combler cette lacune.


Les Empires ébranlés – La colonisation mise en échec, des rives de l’Uruguay à Diên Biên Phu (XVIIe-XXe siècle)



LAURENT COLANTONIO ET SÉBASTIEN JAHAN (dir.)

Paris, Les Indes Savantes, 2017, 284 pages.

En choisissant de s’intéresser aux mises en échec du colonisateur, les auteurs inscrivent délibérément leur réflexion dans le sillage de celles et ceux qui ont pris sérieusement en compte, dans l’écriture de l’histoire coloniale et impériale, le point de vue des dominés, souvent absent des récits. Le titre choisi illustre leur volonté de mettre l’accent sur les réactions à la pression impériale qui se sont traduites par une remise en cause profonde des choix politiques ou des options stratégiques du colonisateur, au moins de manière provisoire. Tous les articles témoignent, dans leur diversité, à la fois de l’existence de failles dans le dispositif de domination impériale et de l’aptitude de ceux qui le subissent à s’y engouffrer pour conquérir leur liberté, contenir la violence ou améliorer leur sort au quotidien.


A History of the ‘Alawis



STEFAN WINTER

Princeton, Princeton University Press, 2016, 328 pages

La communauté ethnique et religieuse alaouite (ou nusayri), dont les membres les plus connus sont ceux de la famille Al-Assad qui dirige la Syrie depuis les années 1970, «est, de nos jours, l’une des minorités les plus visibles au Moyen-Orient». Les Alaouites, qui forment une branche du chiisme, représenteraient environ 11 pour cent de la population syrienne, soit deux millions de personnes, et vivent principalement dans le Nord, ainsi qu’au Liban et au Sud de la Turquie. Ce livre retrace le parcours de la communauté depuis la naissance de la secte au Xe siècle, jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, en passant par les premières années de la République de la Turquie.


Département d’histoire

Le Département d’histoire offre six programmes de 1er cycle, un programme de maîtrise et un programme de doctorat. Il jouit d’une réputation d’envergure internationale grâce au travail et à la réalisation de ses enseignants et de ses étudiants. Ses domaines d'enseignement et de recherche touchent un large éventail de champs spatio-temporels et thématiques, depuis l'Antiquité jusqu'à la période contemporaine et à travers l’histoire des sciences et des techniques, l’histoire du genre, l’histoire du droit, l’histoire des Autochtones et l’histoire sociale, urbaine, politique et culturelle.

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